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De 3 à 7 ans

L’âge des pourquoi



Pourquoi le ciel est bleu ? Pourquoi l’eau mouille ? Pourquoi je dois me laver ? Des pourquoi, la plupart des enfants en débordent. Mais il n’est pas toujours facile de répondre. Par méconnaissance, par pudeur, par lassitude... Que faire ? Faut-il répondre à toutes leurs questions ? Avouer quand on ne sait pas ? Mentir quand on n’ose pas ? Pas de panique ! Voici quelques petites astuces qui pourront vous aider...

Au début de sa vie, un enfant n’a pas vraiment conscience du monde qui l’entoure. On lui donne à boire quand il a soif, on l’habille quand il a froid, sans qu’il ait besoin de comprendre la relation de cause à effet. Cependant, il semble exister chez l’enfant une période du pourquoi qui commence vers 3 ans. Il prend conscience du monde extérieur petit à petit, son cerveau commence à fonctionner de manière de plus en plus rationnelle.

La découverte du monde

C’est le début de la vie sociale, l’enfant se tourne vers les autres : il part à la découverte du monde. C’est là qu’il va poser ses questions. C’est également à cet âge que son langage arrive à maturation. D’où une avalanche de questions pour essayer de comprendre ce qui l’entoure. Cette période montre que votre enfant interagit avec son environnement, ce qui est très positif. Seulement, parfois, certains parents ne savent pas comment réagir ou sont embarrassés par les sujets abordés par leurs enfants. Certes, ces questions sont souvent imprévisibles. Elles désarçonnent les parents peu préparés aux termes crus de leurs bambins. Que faire ? Le mieux est toujours essayer de donner une réponse la plus exacte possible. Tourner autour du pot et répondre à côté ne sont pas des solutions.

Faire preuve de patience

Si l’enfant pose toutes ces questions, c’est qu’il a besoin de réponses. Il faut donc faire preuve de patience et essayer de répondre à chacune d’entre elles selon son âge. Certaines explications trop approfondies ou dites trop tôt pourraient en effet le choquer. Le plus important est de ne jamais mettre l’enfant en difficulté. Si vous atteignez le trop-plein, proposez-lui de reprendre ces questionnements plus tard ou orientez-le vers une autre personne. Il retiendra ainsi que vous accordez de l’importance à ses questions. En revanche, ne cherchez pas à tout lui expliquer non plus. Il vaut mieux attendre qu’il vous questionne spontanément. Cela signifiera souvent qu’il est assez mûr pour entendre la réponse.

Établir une relation de confiance

Les sujets abordés par les enfants sont souvent imprévisibles et leurs questions peuvent vous désarçonner, comme celles concernant la sexualité par exemple. Si elles vous mettent mal à l’aise, dites-le à votre enfant, et faites appel à des moyens détournés comme les livres. Privilégiez ceux avec des schémas plutôt que des photos, plus susceptibles de le choquer. Le mieux est toujours d’essayer de donner une réponse la plus exacte possible. Sachez aussi qu’avec ses questions, votre enfant vous teste aussi. Ne culpabilisez donc pas si vous ne savez pas quoi répondre, c’est l’occasion de lui montrer que vous n’êtes pas tout-puissant et infaillible. En étant sincère dans vos réponses, vous établirez ainsi un lien de confiance avec votre enfant.

Parler vrai

L’enfant comprend intuitivement ce que nous disons, et il est capable même tout petit de déceler l’accent de vérité dans nos paroles. Évitez donc de répondre aux questions importantes, concernant par exemple la sexualité ou les maladies graves, de manière trop évasive ou même pire, de leur mentir. Cela peut créer chez lui des angoisses terribles. Lui apporter des réponses les plus exactes possibles est la meilleure façon de donner du sens à la réalité et donc de le rassurer.








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