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Le quotidien d’une future maman

Cigarette, alcool et drogue pendant la grossesse : quels risques ?

12 mars 2011, par BébéCâlin


Pendant la grossesse, les effets du tabagisme et de la consommation d’alcool et de drogues - même celles dites douces - sur le fœtus, sont néfastes. Prématurité, malformations, retard dans le développement mental et psychomoteur de l’enfant... Les répercussions sont nombreuses, dangereuses et irrémédiables. Bien que les avis de spécialistes divergent au sujet des complcations, il convient bien évidemment de s’abstenir de toutes ces substances lorsqu’on attend un enfant.

Tabagisme maternel : les risques associés

Poids insuffisant à la naissance

L’ensemble du corps médical est catégorique : il faut immédiatement arrêter de fumer dès que la grossesse est constatée. Les statistiques démontrent qu’il y a un risque entre le poids de l’enfant à la naissance et le nombre de cigarettes fumées par une future maman. Les femmes ayant consommé le plus de cigarettes donnent naissance à des bébés dont le poids est inférieur à la moyenne, sans compter le retard de croissance intra-utérine qui est deux à trois fois plus fréquents chez la maman fumeuse. Cela peut affecter le développement mental et psychomoteur de l’enfant plus tard.

Risque accru de fausses couches

En cas de tabagisme maternel, le risque d’avortement spontané (fausse couche) est multiplié par trois. Le tabagisme passif peut également provoquer une fausse couche. Par ailleurs, le risque de grossesse extra-utérine est multiplié par 1,5 fois pour une femme fumant jusqu’à 10 cigarettes par jour, par 3 pour une vingtaine de cigarettes quotidiennement et par 5 pour celles qui fument 30 cigarettes par jour.

Risque de naissance prématuré

Le risque d’accouchement prématuré est plus élevé chez une fumeuse. Il est multiplié par deux lorsque la rupture prématurée des membranes survient avant terme et par trois avant la 34ème semaine d’aménorrhée.

Une diminution des défenses immunitaires

Une étude américaine a démontré que le tabagisme pouvait provoquer des mutations génétiques alors que l’enfant est encore dans le ventre de sa mère. Les femmes enceintes exposées à la fumée de cigarette de leur conjoint donnent naissance à des bébés présentant plus fréquemment que les autres une "défaillance" génétique de leurs cellules immunitaires. Qui plus est, il existe un fort risque de complications à l’accouchement.

Alcool et grossesse : les risques associés

Risque accru de fausses couches

Comme le tabac, l’alcool passe rapidement dans le sang et le barrage placentaire ne protège pas le fœtus des méfaits de l’alcool. Et comme pour la cigarette, il augmente les risques de fausse couche. Une étude publiée en 2004 par des chercheurs de l’unité de recherche d’Epidémiologie périnatale du département d’obstétrique et de gynécologie de l’hôpital universitaire d’Aarhus, au Danemark, a établi la relation entre la consommation d’alcool par le père et la mère au moment de la conception et les risques d’avortements spontanés. Ceux-ci étant plus élevés lorsque les deux parents consomment de l’alcool.

Le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF)

Il s’agit d’une intoxication alcoolique de l’embryon ou du fœtus dû à la consommation d’alcool de la mère pendant la grossesse. Le syndrome d’alcoolisation fœtale perturbe le développement normal des organes du fœtus, notamment pendant les trois premiers mois de la grossesse. Le foetus peut souffrir de malformations, ou d’autres pathologies congénitales. Le SAF entraîne souvent une modification des traits du visage et des troubles du comportement. Il convient de préciser que toutes ces anomalies ne sont pas héréditaires. Une femme enceinte qui ne boit pas n’a aucun risque de transmettre ces malformations à son enfant.

Si l’alcool ne provoque pas de malformations au deuxième et troisième trimestre, il peut provoquer un retard de croissance. Par ailleurs, il peut affecter les neurones du foetus, ce qui peut entraîner un retard du développement psychomoteur, des troubles comportementaux ainsi qu’une déficience intellectuelle.

Drogue et grossesse : les risques associés

Toutes les substances qu’ingurgite la future maman passent dans son sang pour atteindre le fœtus. Les substances nocives telles que les drogues, ont pour effet de diminuer le taux d’oxygénation de l’embryon. Le cerveau et le cœur, des organes qui consomment beaucoup d’oxygène, risquent le plus de connaître des malformations. Même s’il n’existe pas de données précises quant aux répercussions de la prise de drogue pendant la grossesse, les scientifiques s’accordent néanmoins à dire qu’elles sont aussi importantes que celles liées au tabac.
A la naissance, les bébés exposés à la drogue pendant la grossesse montrent des signes évidents du syndrome de sevrage. Des études déjà réalisées sur l’incidence du cannabis (dite drogue douce) sur une grossesse montrent que les dommages subis par le bébé dont la mère a consommé de la drogue sont encore plus importants que ceux liés au tabac.
Opiacés (morphine et héroïne), substances hallucinogènes (LSD) ou encore la cocaïne, ont des effets néfastes sur la mère et l’enfant : infections maternelles de toute genre, bébé avec un poids inférieur à la normale à la naissance, risques de malformations diverses, fausses couches, retard du développement du fœtus et hématome rétro placentaire (hémorragie parfois massive développée entre le placenta et l’utérus qui peut être fatale pour la mère et son foetus).








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