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De 6 mois à 3 ans

Apprendre la discipline à un tout-petit

15 avril 2011, par BébéCâlin


Le but fondamental de l’éducation est d’amener un enfant à être autonome et à s’adapter à la vie en société. Les parents accompagnent leur enfant tout au long de son développement en lui donnant tout l’amour et toute l’attention dont il a besoin pour grandir et apprendre. Mais élever un enfant ne signifie pas lui faire plaisir en permanence.

Les parents sont également amenés à instaurer une discipline, c’est-à-dire fixer des limites, énoncer des règles claires que l’enfant devra respecter : celles destinées à le protéger et qui disparaissent au fur et à mesure qu’il grandit, et celles qui proviennent de la collectivité et qui vont lui permettre de vivre en société (ex : l’obligation d’aller à l’école, l’interdiction de voler, le respect d’autrui). Ces règles et limites sont essentielles pour que l’enfant se sente protégé, en sécurité et qu’il puisse construire sa personnalité.

La discipline commence quand l’enfant est encore bébé

La relation d’autorité entre les parents et leur enfant se met en place très tôt. Les parents posent des limites à leur bébé et réalisent assez rapidement que celui-ci les comprend, comme par exemple lorsqu’ils lui interdisent de porter un objet dangereux à sa bouche. Petit à petit, l’enfant intégrera le fait que son père ou sa mère manifeste son mécontentement et son opposition en disant « non », en fronçant les sourcils et en adoptant un ton plus ferme.

La relation d’autorité entre les parents et leur enfant évolue donc à mesure que l’enfant grandit et c’est au parent de s’adapter et d’agir en fonction de ce que l’enfant est capable de comprendre. Même s’il est encore tout petit, il est important d’expliquer à l’enfant, avec des mots simples, pourquoi un comportement n’est pas permis. Cela l’aidera à accepter plus facilement les décisions prises par l’adulte. Les punitions ne seront, quant à elles, appliquées qu’à partir du moment où l’enfant sera capable de comprendre pourquoi il est puni.

18 mois – 3 ans : l’âge du « non »

A cet âge, un enfant sait ce que veut dire « non ». Ses parents et son entourage utilisent sans cesse ce mot pour lui interdire des choses. Ses capacités langagières lui permettent d’utiliser à son tour ce mot et il ne s’en prive pas ! Grace à ce « non », il peut s’opposer à ses parents d’une façon nouvelle et refuser ce qui ne lui plaît pas. C’est en s’opposant qu’il grandit et devient une personne à part entière, différente de son père et de sa mère. Ainsi, l’enfant va dire « non » à pratiquement tout, pour le simple plaisir de le dire.

Cependant, il ne faut pas non plus y voir une opposition systématique. Le « non » pourra devenir « oui » quelques minutes plus tard. Il s’agit de laisser l’enfant expérimenter cette nouveauté sans s’énerver contre lui. Si l’adulte cherche à forcer l’enfant par des mots ou la force physique, il n’y aura aucun dialogue possible, mais plutôt conflit, pleurs et larmes. Lorsque l’enfant traverse cette période, il faut plutôt chercher à trouver des compromis et le persuader en douceur, sans le bousculer. Déjà, vous pouvez prévenir l’enfant de ce qui va se passer ou lui arriver quelques minutes plus tard : par exemple, « on va bientôt sortir du bain », « on va quitter les amis et rentrer à la maison dans quelques minutes ». L’enfant peut alors se préparer et la transition se fera plus calmement, même si cela ne l’empêchera pas d’être mecontent et de dire « non » malgré tout.

Ne pas réprimander à tort et à travers

Au cours de son développement, un enfant traverse des étapes qui sont aujourd’hui clairement identifiées grâce aux travaux de recherche. Par exemple, au cours des premiers mois de sa vie, un bébé porte tous les objets qu’il rencontre à sa bouche. Il s’agit là d’un comportement tout à fait normal à cet âge. Grace à ces expériences, bébé découvre le monde qui l’entoure, les textures, les goûts, et il est important de le laisser faire autant que possible, tout en veillant, bien entendu, à sa sécurité.

Autre exemple, les bébés prennent beaucoup de plaisir à jeter leurs jouets ou leur cuillère par terre et à les voir réapparaître grâce à l’adulte. Ils expérimentent ainsi le pouvoir qu’ils peuvent avoir sur les objets et apprennent que l’objet continue d’exister même s’il n’est plus dans leur champ de vision. Le moment où l’enfant parvient à se déplacer à quatre pattes est un autre exemple. A partir de ce moment, il veut sans cesse bouger et se déplacer pour aller explorer le monde et il serait totalement aberrant de chercher à l’en empêcher.

Dans ces exemples, les comportements évoqués sont liés à des étapes clairement définies du développement. Il ne s’agit pas de bêtises de la part de l’enfant et il n’y a donc pas lieu de le gronder dès qu’il porte un objet à sa bouche, ou encore qu’il jette sa cuillère ou se déplace. Il s’agit plutôt de comportements qui lui permettent d’apprendre et de grandir.

Article préparé avec la collaboration de
Julie Curé, psychologue








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